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Les visages de la réussite

L'Envol le programme d'égalité des chances de La Banque Postale, c'est une histoire de personnes, c'est une aventure humaine qui dure depuis 10 ans déjà.

C'est pourquoi, nous avons souhaité vous raconter les beaux parcours de ces jeunes, qui ont bénéficié de l'accompagnement de L'Envol et du soutien des collaborateurs bénévoles du Groupe La Poste.

 

Retrouvez les portraits de ces élèves qui se sont révélés et accomplis tant sur le plan personnel, scolaire  que professionnel, et laissez-vous emporter par l'âme de L'Envol...

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Alexis, ancien élève de L’Envol de la promotion 2012 avait pour ambition de devenir professeur d’histoire. Contre toute attente, il a suivi un tout autre chemin pour intégrer récemment les services du Premier Ministre. Début 2012, L’Envol, une opportunité pour accéder aux grandes écoles : Originaire de Mayenne, Alexis, 16 ans et élève de 1ère, a d’excellents résultats scolaires et rêve de faire de grandes études. Issu d’un milieu modeste, il recherche une solution qui lui permettrait d’être accompagné dans son ambition. Son proviseur lui parle alors de L’Envol le programme d’égalité des chances de La Banque Postale. Motivé par la richesse du dispositif, Alexis voit en l’association une réelle opportunité de soutien pour accéder aux études supérieures, voyager, améliorer son anglais, et rencontrer des gens de la même origine sociale qui partageraient la même ambition que lui. Il intègre donc L’Envol en septembre 2012, en classe de Terminale. Dès son arrivée, l’association le parraine avec Benjamin, un collaborateur de La Banque Postale, qui facilitera, à bien des égards, son parcours. 2012 – 2016, l’arrivée en classe préparatoire : Issu de la voie Générale et Technologique, il est inscrit en filière littéraire et souhaite devenir professeur ou chercheur en histoire. Animé par son envie d’intégrer une grande école pour travailler sur l’histoire et plus particulièrement sur l’histoire de l’Europe, L’Envol propose au jeune élève de Terminale, de lui financer des stages intensifs chez IPESUP, pour se préparer au concours de Sciences Po. Concours qu’il réussit en étant admis au double diplôme entre la Sorbonne et Sciences Po. Par ailleurs, Alexis est admis en classe préparatoire littéraire au Lycée Louis-le-Grand. Après l’obtention de son Bac avec mention « Très Bien », le jeune homme à l’esprit bouillonnant fait le choix d’une classe préparatoire littéraire à Paris, estimant que cette voie était idéale pour devenir chercheur en histoire. 2016, l’année des premiers choix professionnels : Pendant ses trois années de classe préparatoire, le jeune étudiant n’oublie pas qu’au-delà des écoles normales, il souhaite intégrer un parcours à mi-chemin entre la recherche et les métiers d’action. Avec l’aide de son parrain et toujours soutenu par L’Envol, il monte un très bon dossier de candidature et repasse le concours pour Sciences Po qu’il réussit à nouveau. Il intègre alors la prestigieuse école en double diplôme avec la London School of Economics pour y obtenir un double master en affaires européennes, avec l’envie de travailler sur l’histoire de l’Europe. 2018, les débuts d’une carrière très prometteuse : A la fin de ses études, Alexis a 23 ans, et s’éloigne un peu de ses ambitions initiales de chercheur, notamment pour rembourser son emprunt étudiant. Muni d’un Bac+5, il travaille quelques mois dans un cabinet londonien, notamment sur l’évaluation des politiques publiques européennes et britannique. Il revient en France rapidement pour y intégrer le grand cabinet de conseil international « EY » (anciennement Ernst & Young) en CDI, où il travaillera principalement sur les politiques européennes et les politiques d’investissement, notamment l’Outre-Mer – un poste qui lui permettra aussi de beaucoup voyager. 2021, une discussion inattendue qui le mène vers le secteur public : Sachant que la France présidera du 1er janvier au 30 juin 2022 le Conseil de l’Union européenne, Alexis souhaite rejoindre le « cœur de la machine ». C’est alors qu’une ancienne collègue de travail l’informe qu’une place va se libérer pour le poste d’Adjoint au Chef de bureau « Mer, mobilités, territoires » au Secrétariat général des affaires européennes. Fort de cette ambition qui ne le lâche pas, Alexis saisit cette opportunité et parvient à intégrer les services du Premier ministre en août 2021 pour un contrat de 2 ans. Il n’a alors que 25 ans. Un soutien d’une valeur inestimable : La conclusion de cette belle histoire revient à ce jeune élève ambitieux devenu grand qui nous confie ceci : « Sans L’Envol, je n’aurais jamais postulé à Sciences Po car on me disait que c’était inaccessible et que le mieux que je pouvais faire c’était viser les IEP ou une classe prépa en province. C’est grâce à l’association que je me suis lancé. Quant à mon parrain, Benjamin, il a été l’adulte disponible quand je ne connaissais personne à Paris, il m’a soutenu dans mes choix autant que dans mes périodes de doutes, il est tout simplement devenu et resté mon ami. » Aujourd’hui Alexis est toujours en contact avec L’Envol et est membre de L’Association L’Envol Alumni, un réseau pluridisciplinaire qui accompagne les étudiants et les diplômés dans leur trajectoire professionnelle afin de ne pas rompre les précieux liens tissés avec la communauté et ainsi pérenniser le soutien de L’Envol avec les promotions actuelles et futures.

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Kali, jeune femme audacieuse, a su braver les difficultés d’une installation à l’étranger et suit aujourd'hui une voie d’étude engagée dans le but de défendre les enjeux environnementaux. Issue d’une famille d’artistes : Kali a grandi en Bretagne, dans le petit village de Plabennec à coté de Brest. Avec une maman ingénieure lumière et un papa ingénieur son dans le milieu de la musique, une tante potière et peintre ainsi qu’une grand-mère chanteuse, Kali a été bercée très tôt dans le monde de l’Art. Au sein de cette famille d’artistes, elle développe très jeune une passion artistique : le maquillage. Consciente que l’industrie de l’esthétique est un milieu bouché, Kali décide finalement de poursuivre sa scolarité dans une filière qu’elle apprécie également : la filière littéraire. L’Envol, un tremplin pour l’avenir : C’est en classe de 3ème que Kali entend parler de L’Envol. En effet, la CPE de son collège reçoit un courrier de l’association expliquant qu’ils cherchent à recruter des élèves dans l’académie. Kali ayant de très bons résultats, la CPE pense tout de suite à elle et lui explique le programme. Issue d’un milieu très modeste, Kali a toujours eu cette peur de « manquer d’argent » pour pouvoir atteindre ses rêves. C'est pourquoi, suite à un entretien avec l’équipe de L’Envol, Kali voit une réelle opportunité d’accompagnement dans ses études et dépose sa candidature. En filière Générale, elle intègre quelques semaines plus tard la promotion 2015 de L’Envol. En raison des difficultés de L’Envol à recruter des parrains et marraines dans sa région, Kali n’a pas eu la chance de bénéficier d’une relation de parrainage. En revanche, elle a toujours pu compter sur le précieux soutien de l’association pour l’accompagner dans son projet de vie. Malgré ses très bons résultats scolaires, Kali ne se voit pas faire de grandes études mais, encouragée par L’Envol qui croit en son potentiel à poursuivre un cursus dans le supérieur, Kali se renseigne tout de même sur les différentes possibilités d'orientation. C’est autour d’une discussion avec une amie, qu’elle entend parler de Science Po et décide alors de s’y en intéresser. Elle en informe L’Envol qui lui propose de venir à Paris, dans l’enceinte de l’école, pour faire un stage de préparation au concours. En arrivant à Sciences Po Paris, la jeune élève bretonne ne s’y sent pas à l’aise et n’y trouve pas sa place. Elle renonce alors à passer le concours d’entrée et s’intéresse plutôt aux études qu'elle pourrait suivre à l’international. Une envie de voyage : En 2017, Kali se rend au mariage d’une amie de sa mère et y rencontre Gwendal. Il est canadien et fait sa dernière année de lycée en France avant de retourner à Montréal. Après un début d’amitié, Kali et Gwendal tombent amoureux et se mettent en couple. Kali souhaitant faire ses études à l’étranger et son copain devant repartir au Canada, elle décide de l’accompagner et entame les démarches administratives avec l’aide de L’Envol. « En plus de son aide sur les démarches administratives, l’association L’Envol a tout mis en œuvre pour que je sois certaine de mon choix. L’Envol a également été d’un grand soutien pour améliorer mon niveau d’anglais, en me mettant en contact avec une correspondante newyorkaise, avec laquelle j’avais des échanges journaliers pour pratiquer la langue. » Vers le chemin de l’engagement citoyen : En 2018, après avoir obtenu son baccalauréat littéraire avec « Mention Bien », Kali s’envole pour le Canada et intègre l’université de Montréal (UDEM) en sciences politiques, spécialité « justice environnementale fédérale et internationale ». De par ses valeurs d’engagement développées à L’Envol pendant 8 ans, Kali a développé un intérêt certain pour le bénévolat et souhaite à son tour être active au sein d’autres organisations associatives. C’est pourquoi, quelques temps après son arrivée, elle s’investie dans le parti politique écologique dans le cadre des élections fédérales canadiennes. Pendant 4 mois, Kali est attachée politique bénévole et a pour mission d’assister le chef adjoint du parti, notamment sur l’organisation de ses rencontres, sur la planification des événements et sur l’animation de la campagne. Forte de cette expérience, Kali s’engage par la suite dans une association de son université appelée « ONU femme », qui la conduit en 2019 à New York, pour participer la rencontre annuelle de La Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW) où sont abordés les enjeux des droits de la femme. Aujourd’hui, Kali est une femme accomplie. En dernière année de maîtrise, elle souhaite conserver les précieux liens tissés avec L’Envol pour aider, conseiller et apporter son témoignage aux jeunes en cours d’accompagnement.
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Sarah, est une jeune niçoise qui, du haut de ses 16 ans, vient de recevoir la médaille de bronze du Concours des Meilleurs Apprentis de France 2022, dans la section maroquinerie, au niveau départemental. Le travail du cuir, une passion transmise de mère en fille : Sarah habite dans un petit village dans le Var et étudie au lycée des métiers d’arts Louis Pasteur à Nice. Avec une maman artisan relieur, restauratrice de tableaux, et maroquinière amateur, Sarah a toujours eu envie, elle aussi, de se lancer dans l’artisanat. C’est en observant le savoir-faire de sa mère et en laissant glisser ses doigts sur les différentes textures du cuir que Sarah a eu envie de poursuivre ses études dans la filière maroquinerie. Son tout premier concours : Dès son arrivée au lycée, Sarah est sollicitée par ses professeurs pour participer au Concours du Rotary Club. Ce concours est organisé chaque année par l’association Le Rotary International, qui rassemble près d’un million de membres répartis dans plus de 200 pays, pour cultiver l’idéal de « servir ». Ce concours réservé aux jeunes lycéens, a pour objectif de leur faire réaliser un produit, propre à leur discipline, sur un thème libre pourvu qu’il soit représentatif des valeurs de l’association. Enjouée, Sarah accepte de participer à ce concours et réalise, en janvier 2021, une pochette en cuir rouge avec un rabat représentant la roue jaune et bleue du Rotary. 2022, une année placée sous le symbole de la réussite : En janvier 2022, Sarah, qui est en classe de 1ère, décide de s’inscrire au concours des Meilleurs Apprentis de France. Ce concours est un exercice exigent et complexe car les jeunes candidats doivent réaliser l’ensemble des gabarits, le produit et le dossier technique. Pour cette 37ème édition, le sujet imposé pour la section « Métiers du cuir » était : réaliser un sac de ville appelé Le Viroune. Pour Sarah, ce concours est un vrai défi. Elle qui avait jusqu’alors réalisé uniquement de petits produits de maroquinerie (pochette, trousse, etc), a dû se surpasser pour fabriquer ce sac. « Ce concours a été très difficile car j’ai utilisé des techniques que je ne maîtrisais pas bien et des machines qui m’étaient inconnues. » Au bout de 4 mois de travail, c’est la récompense ! Après délibération du jury (composé d’artisans de la maison Hermès), Sarah termine 3ème de sa catégorie pour le concours départemental et est largement félicitée. En parallèle, Sarah passe également en mai 2022 sa soutenance du concours du Rotary (repoussée à cause de la crise sanitaire) et arrive première de sa filière. Elle reçoit alors le premier prix : un bon de 250€ pour l’achat de matériel professionnel. « Je suis assez timide et de nature stressée alors prendre la parole en public devant 10 jury était un vrai défi pour moi. Grâce à L’Envol et aux ateliers du campus d’intégration, j’ai pris confiance en moi et ça m’a beaucoup aidé à être à l’aise lors de ma soutenance. » Avec une médaille de Bronze pour le concours des Meilleurs Apprentis de France et une première place au concours du Rotary, Sarah est très contente de ses résultats, de l’expérience qu’elle a vécue et est consciente de son parcours pour une jeune fille de 16 ans seulement. Une grande fierté pour L’Envol : Le portrait de Sarah est un autre exemple de réussite qui montre la diversité des profils et des belles histoires de L’Envol. L’association est très fière de permettre à ces jeunes de s’épanouir personnellement et professionnellement en leur donnant les clefs de leur accomplissement.

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Zakary rêvait de suivre les pas de Cyril Lignac. Après avoir travaillé auprès de chefs renommés et du haut de ses 22 ans, il s’engage dans un projet entrepreneurial : un bar à chats. La cuisine, une passion qui l’anime depuis l’enfance : Zakary, benjamin d’une fratrie de 4 enfants, a passé son enfance à Chateauponsac, dans le Limousin. Né d’une mère agricultrice et d’un père menuisier, Zakary a forgé son caractère et son goût pour le travail dans les champs et l’atelier de ses parents. Passionné par la cuisine et la pâtisserie depuis l’enfance, grâce à son père et aux émissions du chef Cyril Lignac, il décide de suivre cette voie après la 3ème et rentre au lycée hôtelier Jean Monnet à Limoges pour y faire un Baccalauréat Professionnel boulangerie et pâtisserie. L’Envol, une chance qui lui permettra d’atteindre ses rêves : A la fin de sa 2nd, le proviseur du lycée présente à Zakary L’Envol et lui propose de candidater pour intégrer l’association. Touché par la raison d’être du programme, à savoir, « aider ceux qui en ont besoin », et séduit par l’opportunité de rencontrer des professionnels, d’autres jeunes et des collaborateurs du Groupe La Poste aux parcours inspirants, Zakary tente sa chance. Très motivé et ayant d’excellents résultats scolaires, il est sélectionné et rejoint l’association à 16 ans. Pendant sa première année dans l’association, Zakary profite déjà d’une belle opportunité. Le chef Alain Ducasse, membre du Conseil d’Administration de L’Envol à l’époque, propose d’ouvrir les portes de ses cuisines aux élèves de L’Envol pour y effectuer un petit stage. Zakary saute alors sur l’occasion et intègre la brigade du prestigieux restaurant versaillais « Ore » pour 3 semaines. Après cette expérience enrichissante, Zakary est en terminale et doit faire le choix d’un stage déterminant pour l’obtention de son Baccalauréat. Là encore, il demande conseil à L’Envol, qui grâce son réseau, lui propose de faire son stage chez Cyril Lignac, son modèle depuis toujours. Un rêve qui deviendra réalité, puisqu’après un entretien téléphonique, il décroche le poste et intègre l’équipe de Benoît COUVRAND, chef pâtissier et dirigeant du laboratoire central approvisionnant toutes les boutiques Cyril Lignac. Pendant un mois, il y apprend les fondamentaux de la pâtisserie et développe de précieuses compétences. A l’issue de cet apprentissage, le chef du laboratoire souhaite garder Zakary et lui propose un CDI qu’il accepte après l’obtention de son Bac. Vers la voie de l’entrepreneuriat : Au bout de 2 ans chez Cyril Lignac, Zakary a 20 ans. Pour des raisons personnelles, il s’installe à Lyon où il trouve un poste de pâtissier. Mais très vite, des problèmes familiaux le rappellent dans sa ville d’origine. 4 mois plus tard, il retourne à Limoges et se met en colocation où il rencontre Aurélie. La jeune femme a pour projet d’ouvrir un bar à chat dans la ville, une idée lui venant de la culture japonaise dont elle est passionnée. Mais il lui manque un pâtissier ! Naturellement, elle propose à Zakary, en janvier 2021, de se lancer dans l’aventure en tant qu’associé. S’étant toujours promis de saisir toutes les opportunités qui s’offraient à lui, il n’hésite pas une seconde et décide d’emprunter la voie de l’entrepreneuriat. Ensemble, ils imaginent un concept de coworking pour les étudiants de Limoges où ils pourraient, d’une part, servir une nourriture issue d’une agriculture responsable et locale, et d’autre part, favoriser l’adoption de chats abandonnés recueillis par une association. Pour commencer, Zakary et Aurélie adoptent 7 de ces chats avec lesquels les clients pourront interagir. La récompense au bout de l’effort : L’arrivée du Covid en 2020 génère un démarrage difficile pour les jeunes entrepreneurs. Malgré tout, Zakary ne se décourage pas, contracte un prêt et travaille en parallèle dans une pâtisserie pour obtenir les fonds suffisants. Après 1 an de travaux et de travail acharné, c’est la récompense, le bar à chat Nekohi de Zakary ouvrira ses portes le 7 avril 2022 ! Une reconnaissance et des remerciements qui rendent L’Envol fière de ses jeunes : A 22 ans, Zakary reconnait la chance qu’il a eu de faire partie de L’Envol car l’association lui a permis de gagner en autonomie, de vivre des expériences déterminantes pour sa vie professionnelle, et d’améliorer son niveau d’anglais qui l’aide aujourd’hui à être plus à l’aise avec la clientèle étrangère. « Quand on a 21 ans, c’est assez étrange de devenir entrepreneur alors que tous nos amis sont encore en études. Grâce à L’Envol, j’ai intégré les cuisines de Cyril Lignac et c’est là que j’ai tout appris. C’est d’ailleurs pour ça qu’aujourd’hui une grande partie de mes créations sont inspirées des siennes. Si je me suis senti capable de créer mon entreprise aujourd’hui, c’est grâce à mes parents, mon éducation mais aussi grâce à l’association et son accompagnement, alors je l’en remercie beaucoup. » Aujourd’hui, Zakary fait partie de l’association L’Envol Alumni pour pérenniser le lien tissé avec L’Envol et aider, à son tour, les jeunes en cours d’accompagnement, en leur faisant bénéficier de son réseau et pourquoi pas, leur ouvrir les portes de ses propres cuisines…

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Flora est une jeune élève talentueuse de L’Envol qui a l’ambition de faire de son métier, sa passion. Originaire des Vosges, elle étudie dans la région Rhône Alpes. Tout a commencé en classe de 3ème lors d’une journée porte ouverte organisée par son collège. Cette journée d’immersion dans un lycée professionnel, avait pour but de faire découvrir aux élèves différents métiers pour les aider dans leur choix d’orientation. Après s’être essayée pendant 1h à la taille de pierre, Flora a un énorme coup de cœur pour cette spécialité et rentre chez elle en annonçant à ses parents qu’elle souhaite devenir tailleur de pierre. Ouverts à l’idée, ses parents la soutiennent dans sa décision et l’inscrivent dans un lycée professionnel, spécialité « taille de pierre ». En classe de 1ère, son lycée lui propose d’intégrer le programme d’égalité des chances de L’Envol. Motivée et séduite par les propositions du dispositif, Flora postule et rejoint l’association en 2017. Durant ses années à L’Envol, Flora bénéficie du soutien matériel qui lui permet d’être équipée pour participer au concours du Meilleur Apprenti de France 2019, où elle termine 3ème dans sa spécialité. Elle bénéficie également de l’accompagnement scolaire proposé par L’Envol qui a contribué à l’obtention de son Bac Pro avec mention. Après son Bac, Flora décide de partir chez les Compagnons du Devoir. Soutenu dans sa démarche par ses parents, L’Envol lui a ouvert la voie en lui permettant de rencontrer des prévôts (directeurs de Maisons) qui ont pu lui expliquer le fonctionnement de la formation. Suite à un entretien à la Maison de Nancy, Flora est acceptée dans la Maison de Strasbourg en formation « prépa tour de France » où elle commence à travailler en tant qu'ouvrier dans une entreprise de taille de pierre des monuments historiques et maçonnerie. « Les activités faites sur les différents événements de L’Envol, comme la prise de parole en public, m’ont aidé à prendre confiance en moi et à adopter une bonne posture pour mes entretiens professionnels. » Au cours de sa première année chez les Compagnons elle décide de participer à la compétition WorldSkills France. Après avoir passé les sélections régionales en février 2020, où elle remporte la médaille d’or, Flora doit se préparer pour la Finale Nationale. Malheureusement, l’épidémie du Covid arrive et chamboule tout. Privée d’une cérémonie de remise de médaille et une Finale Nationale repoussée d’un an et demie, Flora repart donc à Strasbourg et finit de tailler son projet d’adoption (c’est une pièce obligatoire à réaliser chez les Compagnons pour être officiellement accepté). Suite à ça elle entame son tour de France et rejoint en septembre 2020 la maison de La Rochelle où elle continue sa préparation physique et mentale (PPM) pour la finale Nationale des WorldSkills. En janvier 2021, Flora se blesse à l’épaule mais décide tant bien que mal de continuer la PPM pour finir la compétition. Un an après, le 13 janvier 2022, elle se présente à Lyon pour la Finale Nationale, durant laquelle les compétiteurs doivent réaliser des ouvrages qui concentrent les difficultés techniques de chaque métier, dans des conditions très proches de la vie réelle des entreprises. Le respect des délais et des coûts, l’utilisation optimale du matériel et des matériaux, la sécurité… sont autant de contraintes à respecter, conformément aux exigences du monde économique actuel. Flora termine à la 8ème place sur 9 candidats. Même si elle n’a pas remporté la victoire, Flora qui n’a que 21 ans, n’en tire que du positif et nous livre sa vision de la réussite : « Cette compétition a su me faire grandir dans mon organisation de travail, dans la gestion du stress et m'a permis de gagner en confiance en moi. Même si je n’ai pas gagné, je me dis que je fais tout de même partie des 10 meilleurs tailleurs de pierre en France »

Marcus DIALLO wix.png

Marcus est un jeune envolien qui a réussi à écouter son cœur et qui a toujours persévéré pour faire de sa passion son métier. Tout commence en 2009, à la mort de Michael Jackson : Marcus, aîné d’une fratrie de 3 frères et sœurs, voit le jour à Châtellerault et est bercé depuis l’enfance dans l’univers du classique, de part une grand-mère professeur de danse dans une grande école à Poitiers. En 2009, à l’âge de 8 ans, Marcus apprend la mort de Michael Jackson. Une tragédie si médiatisée qu’il décide de se renseigner sur le personnage et découvre qu’il est un chanteur mais également un grand danseur. Il développe alors une réelle admiration : il visionne tous ses clips, apprend toutes ses chorégraphies, et demande même à avoir le déguisement complet. Comme Michael Jackson est surnommé « le roi de la Pop », Marcus pense qu’il danse le hip-hop. Il demande alors à sa maman de l’inscrire à des cours. Même si très vite il se rend compte que ce n’était pas du tout le style de Michael Jackson, Marcus adore cette discipline et décide de continuer. Une révélation pour la danse : Marcus se révèle dans son nouvel apprentissage et décide alors d’élargir ses compétences en s’initiant au classique. A son entrée en 6ème, il intègre donc le conservatoire de danse de Poitiers où il y restera jusqu’à la fin du lycée. Un choix d’orientation professionnelle pas évident : En classe de 2nde Marcus rejoint L’Envol le programme d’égalité des chances de La Banque Postale. Dès son arrivée, sa chargée de suivi, qui l’accompagnera tout au long de sa scolarité, lui demande ce qu’il envisage de faire comme études. Il répond alors : « j’aimerais devenir Kiné mais mon doux rêve serait d’être danseur professionnel ». Un an plus tard, à la fin de sa 1ère scientifique, Marcus se rend compte qu’il n’est pas fait pour cette voie et change alors d’orientation pour faire une Terminale économique et sociale. Un événement qui bouleverse tout : Lors de son année de Terminale, Marcus suit en parallèle sa 7ème année au conservatoire, où il rencontre et discute avec de grands chorégraphes qui lui donnent l’envie de se consacrer un peu plus à la danse. Restant indécis sur l’orientation de ses études supérieures, Marcus hésite alors à choisir une faculté qui lui laissera du temps libre pour danser. Il en parle à sa maman, qui lui demande pourquoi aller à la fac alors qu’il rêve depuis tout petit de devenir danseur. Elle lui conseille alors de passer une audition qui a lieu à La Rochelle, à l’Atlantic Ballet Contemporain. Marcus l’écoute, se rend à cette audition le week-end avant son baccalauréat, y prend beaucoup de plaisir et réalise que c’est ça qu’il veut faire pour le restant de sa vie. Un rêve devenu réalité : Lorsque le jury lui annonce qu’il est retenu à l’Atlantic Ballet Contemporain, Marcus annule tous ses plans d’études supérieures. Après l’obtention de son baccalauréat en 2019, il part à La Rochelle où il y restera 2 ans. A l’issue de ses deux années de formation, Marcus cherche à intégrer une école internationale pour poursuivre sa carrière de danseur. Il passe donc plusieurs auditions dans des écoles françaises, belges ou encore suisses et finit par être sélectionné dans les ballets d’Anvers et de Genève. Très modestement, Marcus nous livre que c’est une très grande fierté pour lui d’avoir été sélectionné dans les 9 premières places parmi 600 candidats au Ballet Junior de Genève et à l’Ecole royale de ballet d’Anvers. « Dans ces auditions, le niveau de danse est très élevé mais à force de passer les tours, j’ai commencé à croire que j’avais moi aussi, une place dans ce milieu et que j’étais capable d’entrer dans ces écoles prestigieuses ». Après mûre réflexion, Marcus choisit d’entrer au Ballet Junior de Genève car c’est une école reconnue et très formatrice. Aujourd’hui, du haut de ses 21 ans, Marcus danse avec de grands chorégraphes comme Emanuel GAT ou encore Jan MARTENS, se produit dans de grandes salles de spectacle en Suisse et en France, et rêve d’intégrer dans quelques années, la grande compagnie de Marcos MORAU en Espagne. L’Envol, un précieux soutien : « L’Envol m’a aidé à faire des choix éclairés et à ne jamais baisser les bras. Faire partie d’une communauté d’élèves qui me ressemblent, participer à des séjours culturels et internationaux, être accompagné dans ma scolarité pour réussir mes examens, rencontrer des personnes exceptionnelles dans le milieu professionnel et personnel, a été une réelle chance. Je ne pense pas que j’en serais là aujourd’hui sans l’appui de ma maman et de L’Envol ».

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J’ai grandi dans le 14e arrondissement de Paris. Je vis avec ma mère, elle est artiste plasticienne. C’est elle qui m’a donné le goût de la photographie. A la fin de mon année de 3ème, on m’a annoncé que je devais redoubler et même si j’étais frustré, cela m’a permis d’effectuer un 2e stage découverte au sein de l’entreprise Direct Digital. Un « déclic » qui m’a donné envie de devenir photographe. A l’époque je me souviens, j’ai 14 ans, je m’inscris dans un club de volley à côté de chez moi, et rencontre un vieil homme iranien qui deviendra mon coach pendant 5 ans. A ses côtés, j’ai vécu des émotions fortes pendant les matchs, j’ai ressenti de la joie lors des victoires, de la douleur parfois. C’est au bout de 3 ans dans ce club que ça devient une évidence, je veux devenir photographe sportif. Ce sont toutes ces émotions que je veux revivre à travers la photographie, je veux capturer tous ces instants qui font vibrer les fans, les supporters, les familles des joueurs, je veux tout simplement immortaliser tous ces moments uniques. J’étais en classe de 2nde quand on m’a présenté L’Envol. Le programme m’a tout de suite séduit et je savais que cette association pourrait vraiment m’aider, alors j’ai postulé. J’y ai rencontré mes meilleurs amis et en garde des souvenirs mémorables. J’ai également bénéficié d’un soutien matériel, ce qui m’a bien aidé car le matériel de photographie c’est très coûteux quand on est lycéen. Grâce à L’Envol, j’ai rencontré Françoise, ma marraine. Au-delà du lien affectif, elle a été un vrai booster dans ma carrière professionnelle. C’est elle qui m’a permis de rencontrer Eric HUYNH. Il est responsable du pôle image du Groupe La Poste mais il a aussi été photographe pour la Fédération Française de Natation. En 2018, il m’a invité à un open de France de natation synchronisée pour prendre des photos avec lui. C’était ma première expérience en photographie de sport et j’ai adoré. J’ai même vendu une de mes photos au Natation Magazine. En 2019, L’Envol a signé un partenariat avec Havas Gallery (MYOP) et a proposé à tous ses jeunes de participer à un projet photo autour de la thématique de l’envol. J’ai postulé et j’ai été sélectionné avec 5 autres élèves. C’était une expérience très enrichissante. Nous avons eu la chance que nos œuvres soient exposées sur les grilles du siège de La Banque Postale, au salon Artshopping à Paris et à Deauville ainsi qu’aux Rencontres d’Arles. Aujourd’hui encore, nos photos circulent dans beaucoup de centres financiers du Groupe La Poste en France et c’est une petite fierté pour moi. Après avoir obtenu mon Bac pro photo au Lycée Brassaï, j’ai intégré l’école des Gobelins. Encore une fois, L’Envol m’a beaucoup aidé en me payant le concours. J’y ai passé 3 ans et pour rendre hommage à ma passion, j’ai réalisé un magazine sportif pour mon mémoire. J’ai adoré l’exercice et quand un membre du jury m’a dit que j’avais du talent et que j’étais voué à travailler dans le sport, j’ai, à cet instant, eu le sentiment de toucher mon rêve du bout des doigts. En août 2022, j’ai signé un contrat en service civique avec un club de basket pour 1 an. En parallèle, je suis en train de répondre à l’appel à projet lancé par la commission des JO de Paris, auprès de plusieurs photographes. Ce serait magique d’être sélectionné car le projet serait de réaliser un reportage photos pendant un an et demi, pour promouvoir l’une des nouvelles disciplines des prochains JO. Un pas vers mon rêve ultime qui est d’être accrédité à des matchs lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

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J’ai 20 ans et je viens de Poitiers. J’ai grandi avec deux petits frères, et une maman qui exerce le métier d’agent d’assurance. J’ai été recrutée à L’Envol en 2017, alors que je pensais que d’autres élèves étaient plus méritants que moi. C’est ma maman qui m’a poussée, et elle a bien fait, car L’Envol est une association formidable et unique ! En seulement 1 an, elle m’a fait prendre confiance en moi, m’a rendue plus autonome, m’a ouverte à la culture et à la diversité, et surtout elle m’a aidée à ne plus avoir peur de me lancer dans l’inconnu. J’ai de plus fait la connaissance d’une « super personne », ma marraine de L’Envol Valérie. Elle est conseillère spécialisée patrimoine à La Banque Postale et a joué un rôle très important dans ma vie et dans mon parcours scolaire. Quand je suis entrée en classe de 1ère, j’ai choisi un cursus littéraire pour devenir enseignante en Histoire-Géographie. Je voyais ce métier comme l’un des moyens qui me permettrait de contribuer à changer le monde. En 2020, j’ai eu mon bac avec mention « Très Bien ». On était en plein confinement mais j’ai beaucoup travaillé pour ne prendre aucun retard. Mon diplôme en poche, je me suis inscrite à l’université à Poitiers en licence Géographie et Aménagement pour devenir enseignant-chercheur dans les systèmes d’information géographique. J’ai eu envie de suivre cette voie parce qu’elle offre une multitude d’opportunités professionnelles. Valérie m’a beaucoup aidée dans mon orientation et mes études supérieures. Elle a relu mes lettres de motivation, m’a aidée dans mes recherches de stage et a toujours su me rassurer. Elle a été présente lorsque j’en avais besoin, et ça c’est une grande chance. Même quand j’aurai quitté le programme de L’Envol, Valérie restera ma marraine de cœur et sera toujours présente dans ma vie. En parallèle de mes études, je me suis lancée dans un projet entrepreneurial. J’ai créé une application utilisant des systèmes d’information géographique (ex : revêtement du sol, hauteur des trottoirs, etc) pour générer des itinéraires accessibles aux personnes à mobilité réduite. Cette idée d’application m’est venue en mars 2022, lors d’une compétition de taekwondo en Espagne. Dans mon équipe, il y avait des personnes en situation de handicap et c’est ainsi, que je me suis rendu compte des obstacles auxquels elles devaient faire face pour se déplacer. Par chance, des parrains et marraines de L’Envol se mobilisent pour m’accompagner dans ce projet. Grâce à eux, j’ai été mise en relation avec des spécialistes des interfaces, des designeurs d’application, des experts en codage qui travaillent au sein du Groupe La Poste. Ils m’ont également aidée à préparer le pitch qui me permettra de présenter mon projet dans le cadre d’un concours[1]. Sans le soutien de ma maman et l’aide continue de L’Envol, je pense que je n’en serai pas là aujourd’hui. Même si je n’en suis qu’à ma deuxième année de licence, j’envisage déjà de faire un doctorat et une thèse sur l’amélioration des techniques d’agronomie par les systèmes d’information géographique. Et pour continuer à agir dans une démarche environnementale et sociétale, mon futur projet est de chercher comment augmenter le rendement des agriculteurs de manière durable, et les accompagner dans leur transition verte. ________________________ [1] En 2022, Tya a participé au concours Challenge Geo Data et a gagné le prix du public.